La plupart du temps, le jardin japonais est d'assez
petite
taille et se compose de plusieurs jardins différents. Pour les plus connus, on retrouve souvent le jardin sec ou karesansui, le jardin de thé ou chaniwa, la vue empruntée
ou shakkei zukuri,
le jardin promenade ou kaiyushiki et le minuscule jardin cour ou patio, le fameux tsuboniwa.
Mais, il en existe de nombreux autres que l'on peut aisément marier tout à loisir, suivant la place dont on dispose et ses goûts particuliers.
Les japonais ne miniaturisent pas le jardin en premier lieu pour économiser de la place comme on aurait tendance à le croire ou pour la
seule volonté
de le miniaturiser.
C'est la puissance évocatrice des éléments tels que le minéral, le végétal et l'eau, qui constitue l'axe de cette recherche. Deux notions essentielles entrent
alors en jeu, le tayori qui est l'expression de l'esprit
des lieux, la prise de conscience de l'existant et de la virtualité du paysage, et le fuzeï, l'émotion évocatrice qui
se dégagent des lieux. Toutes deux s'obtiennent par la pratique de la méditation.
Pour que l'espace restreint du jardin devienne la subtile métaphore d'un paysage...
Trois éléments fondamentaux constituent le jardin japonais et se retrouvent ensemble en proportions équilibrées,
tels qu'on peut les
admirer dans la nature. Le végétal sous forme d'arbres
subtilement taillés, de vivaces, de mousse... le minéral sous forme de gravier méticuleusement ratissé, de pierres dressées... et l'eau
sous forme de ruisseau, de cascade ou d'étang. Tout ceci dans le but d'évoquer
collines, montagnes, océans, criques, côtes rocheuses, îles, arbres tortueux accrochés à l'arrête d'une falaise,
forêt ... et autres magnifiques décors naturels.
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